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Troubles liés à une substance
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Objectifs:
- Définir
l’accoutumance, la pharmacodépendence (toxicomanie) et la
tolérance
- Distinguer les
drogues licites et illicites;
- Savoir les causes de
l’usage des drogues;
- Reconnaître
les symptômes de la dépendance;
- Planifier le plan
thérapeutique pour le toxicomane.
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1. Définitions
L’accoutumance
est caractérisée par l’usage régulier d’un
produit, provoquant le désir d’en répéter la
consommation sans tendance à augmenter la dose, entraînant
un certain degré de dépendance psychologique sans dépendance
physique et sans syndrome de sevrage. L’accoutumance implique la
possibilité d'effets nuisibles chez le consommateur. Les
drogues dites “douces” (tabac, dérivés du chanvre indien) peuvent
donner lieu à une accoutumance.
La pharmacodépendance
ou toxicomanie suppose la consommation répétée
d’une drogue qui entraîne, dans des délais plus ou
moins rapides, le désir contraignant de consommer le produit
et de s’en procurer par tous les moyens, la tendance spontanée
à augmenter les doses du fait de l’adaptation de l’organisme
aux effets de la drogue (phénomène de tolérance),
l’apparition d’un asservissement
physique et psychologique (phénomène d’une
assuétude), enfin l’apparition d’un syndrome
somato-psychique d’abstinence lorsque cesse la consommation. La
toxicomanie est un état de “dépendance” caractérisée
par un comportement quasi-obligatoire de recherche, d’acquisition
et de consommation d’une substance psychoactive (“drogue”) en
fréquence et en quantité nuisible à
l’utilisateur et à la société.
La tolérance est
un état caractérisé par la nécessité
d’accroître la dose de drogue afin d’obtenir l’effet
psychotrope initial. La capacité de l’animal ou de
l’organisme humain à tolérer des doses élevées
de drogues toxiomanogènes sans présenter de dommages physiques
graves et immédiats est très grande. Cette tolérance
est de l’ordre de 1 à 10 pour les opiacés, l’alcool
et les barbituriques, de 1 à 40 pour la cocaine, de 1 à
60 pour le tabac et de 1 à 200 pour le cannabis. La tolérance
aux drogues toxicomanogènes est rapide et se manifeste après
une semaine d’administration quotidienne. La tolérance disparaît
aussi rapidement, dans les 15 à 20 jours qui suivent l’arrêt
de la consommation.
On peut distinguer deux
categories de drogues entraînant la dependance : les drogues
licites et illicites :
-
Les drogues
licites comprennent l’alcool et le tabac dont l’usage est
reconnu comme légal.
-
Les drogues
illicites ont des effets nocifs sur l’utilisateur, sont plus
rapides et plus sévères. L’usage des drogues
“toxiciomanogènes” sont dangereuses (“stupéfiants”)
et illégal. Ces drogues toxicomanogènes illicites sont
idientifiées par:
-
La Convention
Unique des Stupéfiants de l’O.N.U en 1961 (cannabis,
cocaine, opiacés)
-
La Convention de
Vienne en 1971 pour les drogues toxicomanogènes plus
récentes (L.S.D, barbituriques, amphétamines,
benzodiazepines)
Techniques d’entretien
2. Causes
de l’usage des drogues
2.1 Raisons possibles de l'usage des drogues
Face aux problèmes
suivants, certaines personnes peuvent utiliser des drogues pour les
résoudre : la faim, l’ennui, les problèmes familiaux,
la peur, la douleur physique, la solitude, l’isolement social, la
fatigue dûe au manque de sommeil, le besoin d’être
toujours éveillé pour le travail ou la protection, le
fait d’être conscient de la violence physique importante ou
soudaine, le manque de moyens récréationnels, les
troubles d’endormissement provoqués par le bruit ou le
surpeuplement, le désir sexuel ou l’engagement dans le
travail sexuel, le manque de medicaments et les soins médicaux,
la honte, la dépression et le désespoir.
2.2 Pourquoi certains jeunes consomment ils des drogues ?
On distingue cinq types
d’usage de drogues :
-
usage expérimental
-
usage occasionnel
-
usage disfonctionnel
-
usage dangereux
-
usage dépendant
2.2.1 Usage expérimental
Les enfants et le jeunes
sont naturellement curieux. Au fur et à mesure qu’ils
grandissent, ils tentent d’explorer de nouvelles experiences. Ils
peuvent expérimenter l’usage de drogues, considéré
comme une expérience provoquant chez eux de nouveaux sentiments et
sensations. Souvent, les amis et les pairs peuvent les persuader
d’essayer les drogues. Il est important de noter qu’après
ces experiences, la plupart des enfants et des jeunes arrêtent
les drogues.
2.2.2 Usage occasionel
Certains enfants et
jeunes peuvent utiliser les drogues par curiosité, certains
les utilisent pour des objectifs spécifiques dans leur vie
tels que la détente, le soulagement de l’anxiété
ou l’ennui ou le fait d’être éveillé.
Certains jeunes peuvent aussi les utiliser pour s’endormir,
soulager leur faim et leur douleur, se sentir bien et rêver.
Ces types d’usage sont surtout dûs à certaines
circonstances et situations spécifiques. Les enfants et les
jeunes peuvent changer les substances selon de la situation pour
atteindre les effets désirés. Parfois, ils sont des
utilisateurs expérimentés qui conaissent les types de
drogues, leur durée et leur mode d’utilisation. Si l’usage des
drogues ne cause pas de problèmes sérieux, ils
n’essaient pas d’arrêter l’usage.
2.2.3 Usage dysfonctionnel
Cet usage provoque des troubles psychologiques et sociaux tels
que des problèmes relationnels. Sous l'effet de drogues,
certains adolescents peuvent déclencher des
bagarres ou argumenter avec les autres ou les membres de la famille.
Les résultats scolaires ou au travail diminuent. Ils
ne sont plus capables d’accomplir les tâches de base
importantes telles que trouver de la nourriture adéquate et
éviter la violence. Ce comportement pourrait causer
l’aliénation, y compris le rejet des autres jeunes. Les bénéfices
qu’ils perçoivent avec la consommation de
drogues font qu'il est difficile pour eux de stopper cette
habitude.
2.2.4 Usage dangereux
Pour ce type d’usage,
les drogues ont des effets nuisibles pour la santé physique et
mentale. Les problèmes de santé physique sont le
résultat de l’intoxication. Ces dangers comportent les
blessures traumatiques dûes aux accidents et à
la violence, le surdosage et l’empoisonnement, la suffocation, les
brûlures et les convulsions. Les autres dangers résultent
des voies d’administration de drogues. L’injection de drogues par intra veineuse est
particulièrement dangereuse en raison des risques d’hépatite,
VIH et autres infections causées par les aiguilles et
seringues contaminées, ainsi que le collapsus veineux et le
surdosage. Fumer les drogues peut provoquer des problèmes du
système respiratoire et des brûlures. Certaines
substances, comme le pétrole, le benzene et les pâtes de
coca, sont particulièrement toxiques et peuvent causer les
problèmes de santé même en petite quantité.
Bien que des problèmes de santé sont surtout observés chez les individus
utilisant régulièrement et intensivement des drogues, on peut aussi
les trouver chez les utilisateurs expérimentaux et
occasionnels (intoxication par exemple).
2.2.5 Usage dépendant
La
dépendance est
le nom donné pour la forme intensive de l’usage de
drogues.
Les consommateurs qui sont dépendants ne peuvent contrôler
l'usage qu'ils font de la drogue. Ils peuvent continuer à
les consommer en dépit de conséquences très
sérieuses et dépenser d'importantes sommes d'argent
pour les acquérir (d'où le risque de sombrer dans le
commerce sexuel....)
Les consommateurs
dépendants peuvent développer une tolérance pour
certaines drogues c’est-à-dire leur corps a besoin d'ajuster
la dose de ces drogues afin d’obtenir le même effet. Ils
peuvent également expérimenter les symptômes du
sevrage.
La
drogue peut être considérée comme un ami sérieux
qui donne toujours tout ce que cette personne a besoin ou désire. Le
fait de stopper l’usage est considéré comme une perte
d’ami. Il faut alors traiter cette douleur, ce chagrin et cette
perte.
Techniques d’entretien
3. Signes
cliniques de la toxicomanie
3.1 Signes comportementaux, physiques et paracliniques.
Les signes cliniques de
chaque type de drogues sont présentés dans le tableau
suivant (Kaplan/Sadock, Livre de poche de psychiatrie clinique,
Edition Pradel, 1998, p. 67-70).
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Substances
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Signes comportementaux
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Signes physiques
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Examens complémentaires
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Opiacés: opium, morphine, héroine,
mépéridine, méthadone, pentazocine
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Euphorie, somnolence, anorexie, baisse de la
libido, hypoactivité, modification de la personnalité.
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Myosis, prurit,
nausées, bradychardie, constipation, traces de piqûres
sur les bras, les jambes et au niveau de l’aine.
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Présence dans le sang jusqu’à 24h
après la dernière dose.
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Amphétamines et autres sympatho-mimétiques
(y compris la cocaine).
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Conscience normale, logorrhée, euphorie,
hyperactivité, irritabilité, agressivité,
agitation, tendances paranoides, impuissance, hallucinations
visuelles et tactiles.
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Mydriase,
tremblements, haleine fétide, sécheresse de la
bouche, tachycardie, hypertension artérielle, perte de
poids, arythmie, fièvre, convulsions, perforation du septum
nasal (cocaine) .
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Présence dans le sang et les urines
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Hallucinogènes :
L.S.D, psilocybine (champignons), mescaline (peyott), DET
(diméthyltryptamine), DOM ou STP
(diméthoxyméthyl-amphétamine), MDA (méthylène
dioxyamphétamine).
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Durée d’action: 8 à 12 heures, avec
des flashback lors de l’abstinence, hallucinations visuelles,
idéation paranoïaque, survalorisation des capacités
physiques, tendances suicidaires ou homicide, dépersonnalisation,
déréalisation
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Mydriase, ataxie, hyperthémie
conjonctivale, tachycardie, hypertension artérielle.
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Aucun.
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Phencyclidine (PCP) ou substances similaires (y
compris kétamine, TCP).
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Durée d’action :
8 à 12 heures. Hallucinations, idéation paranoïaque,
labilité de l’humeur, relâchement des associations
(peut ressembler à la schizophrénie), catatonie,
comportement violent, crises convulsives.
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Nystagmus, mydriase, ataxie, tachycardie,
hypertension.
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Présence dans les urines jusqu’à 5 jours
après l’ingestion.
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Dépresseurs du
SNC : barbituriques, méthaqualome (illégal), méprobamate,
benzodiazepines, glutéthimide.
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Somnolence, confusion, inattention.
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Sueurs, ataxie, hypotension,crises convulsives,
delirium, myosis.
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Présence dans le sang.
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Hydrocarbures volatiles
et dérivés du pétrole: colles, benzène, essence, solvants
pour vernis, autres essences pour briquets, aéorosols.
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Euphorie, obnubilation, discours bredouillant,
hallucinations dans 50% des cas, psychoses, lésions cérébrales
irréversibles si utilisation quotidienne pendant plus de 6 mois.
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Odeur de l’haleine, tachycardie avec risque
de fibrillation ventriculaire, risque de lésions cérébrales,
hépatique, rénale, et myocardique.
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Permet d’évaluer le degré de lésions
tissulaires (SGOT).
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Alcool.
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Altération du jugement,
logorrhée, labilité de l’humeur, agressivité,
altération de l’attention, amnésie.
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Nystagmus, faciès vultueux,ataxie,
discours bredouillant.
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Taux d’alcoolémie entre 100 et 200 mg/dl.
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3.2 Signes et symptômes associés à l'intoxication et au sevrage d'une substance
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Substance
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Intoxication
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Sevrage
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Opiacés
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Amphétamine ou cocaine
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Sédatifs, hypnotiques ou anxiolytiques
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Nausées,
vomissements
-
Malaise, faiblesse
musculaire
-
Hyperactivité
du système nerveux autonome
-
Anxiété,
irritabilité
-
Augmentation de la
sensibilité à la lumiere et aux bruits
-
Tremblement ample
-
Insomnie marquée
-
Crises convulsives
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4. Fenêtre thérapeutique
Le traitement de la toxicomanie dépend
de chaque drogue. Il devrait être multi-disciplinaire
c’est-à-dire comprendre 3 approches principales : biologique,
psychologique et sociale.
4.1 Approche biologique
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Substances
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Traitement biologique
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Opiacés: opium, morphine, héroine,
mépéridine, méthadone, pentazocine
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Sevrage progressif :
méthadone 5-10 mg toutes les 6 heures pendant 24 heures, puis
diminution progressive sur 10 jours.
Surdosage: Naxolone
(Narcan) 0.4 mg IM, à renouveler si besoin à 2
reprises, après un intervalle de 20 mn. Libérer les
voies aériennes, mettre sous O2.
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Amphétamines et autres sympatho-mimétiques
(y compris la cocaine).
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Agitation: diazepam
(Valium) 5-10 mg IM ou PO toutes les 3 heures. Tachyarythmie:
propanolol (Avlocardyl) 10-20 mg PO toutes les 4 heures. Vitamine
C 500 mg PO 4 fois par jour, peut augmenter l’excrétion
urinaire par acidification des urines.
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Hallucinogènes:
L.S.D, psilocybine (champignons), mescaline (peyott), DET
(diméthyltryptamine), DOM ou STP
(diméthoxyméthyl-amphétamine), MDA (méthylène
dioxyamphétamine).
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Soutien émotionnel
(parlez au patient) ;
si agitation modérée :
diazepam (Valium) 10 mg IM ou PO toutes les 2 heures pendant 8
heures;
si agitation sevère:
haloperidol (Haldol) 1-5 mg IM à renouveler toutes les 6
heures si besoin. Il peut être nécessaire de
poursuivre l’administration d’Haldol 1 à 2 mg par jour
PO pendant quelques semaines pour prévenir les flashback.
Les phénothiazines
peuvent être utilisés seulement dans le cas du L.S.D.
Attention: les phénothiazines peuvent être
fatales si elles sont utilisés avec d’autres hallucinogens (DET,
DMT, etc.), en particulier s’ils sont associés avec de la
strychnine ou des alcaloïdes de la belladone.
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Phencyclidine (PCP) ou substances similaires (y
compris kétamine, TCP).
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Les phénothiazines
sont contre-indiqués pendant la première semaine
après l’ingestion;
en cas de délire
important : haloperidol (Haldol) 1 à 4 mg IM ou PO toutes
les 2 à 4 heures jusqu’à ce que le patient soit
calme.
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Dépresseurs du SNC : barbituriques,
méthaqualome (illégal), méprobamate, benzodiazepines,
glutéthimide.
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Barbituriques pour
chaque 100 mg de barbituriques utilisés, prescrire 30 mg de
phénobarbital en gouttes à donner toutes les 6
heures, puis diminuer la dose de 20% chaque jour jusqu’à
l’arrêt.
On peut aussi effectuer
cette substitution avec du diazepam (Valium) 10 mg toutes les 2 à
4 heures pendant 24 heures, puis diminuer progressivement la dose
sur 10 jours.
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Hydrocarbures volatiles
et dérivés
du pétrole : colles, benzene, essence, solvants pour vernis,
autres essences pour briquet, aéorosols.
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Agitation : halopéridole
(Haldol) 1 à 5 mg toutes les 6 heures jusqu’à ce
que le patient soit calme ;
éviter l’emploi d’épinéphrine
en raison de la sensibilisation myocardique.
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Alcool.
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Delirium: diazepam
(Valium) 5-10 mg IM ou PO toutes les 3 heures,
Vitamines groupe B en
IM, hydratation.
Hallucinations:
haloperidol (Haldol) 1-4 mg toutes les 6 heures en IM ou PO.
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4.2 Approche psycho sociale
Si le consommateur de
drogues souhaite être sobre, un suivi à long terme est
recommandé, surtout fait par l’équipe psychiatrique,
et la communauté.
Quelques activités
peuvent être menées pour prévenir la rechute :
-
Le changement du style de vie comporte : l’évitement des usagers de drogues,
des lieux de consommation, et toutes choses en relation avec l’usage
de drogues.
-
Le traitement
psycho-social initial doit être accentué sur le
confrontement du déni, l’apprentissage du concept de la
toxicomanie, l’encouragement à se personnaliser comme une
personne rétablie, la reconnaissance des conséquences
négatives de la consommation de drogues, l’évitement de la
situation et des signaux intrapsychiques stimulant l’envie
irrésistible de drogue, et la formulation des plans de support.
-
Les conseils
doivent inclure le conseil individuel, familial et de groupe pour aider les consommateurs à faire face aux
problèmes rencontrés.
-
L’information et la thérapie cognitive-comportementale doivent être
strictement recommandées afin de renforcer le changement
comportemental.
-
Les tests d’urine
doivent être faits pour s'assurer de la compliance au traitement.
-
La
psychothérapie est conseillée pour les consommateurs de
drogues parce qu’ils souffrent souvent
d’anxiété chronique, de depression, ou de
sentiments d’insuffisance. Dans ces cas-là, l’abus
des drogues est plutôt un symptôme qu’un
problème central.
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